Article paru le 08 Janvier 2009 dans Nice Matin
Intégration dans la communauté urbaine : l'arrêté sera attaqué
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Comme redouté par les élus locaux, le préfet a intégré Coaraze dans la nouvelle Communauté urbaine Nice - Côte d'Azur.
Élue en mars dernier avec l'objectif de rompre une « union contre nature », Monique Giraud-Lazzari constate un échec, heureusement isolé parmi de nombreuses raisons de satisfaction.
Elle maîtrise une colère, qu'elle laisserait éclater, elle l'avoue, si elle n'agissait pas au nom d'une collectivité.

« La période de vacances nous a empêché de réagir tout de suite à l'arrêté préfectoral. Nous allons l'attaquer devant la justice administrative.
« On nous a fait croire qu'on pourrait quitter cette intercommunalité. Puis, on a fait état de difficultés. En réalité on voulait nous garder parce que sans nous, il n'y avait pas les 500 000 habitants indispensables à la transformation de la Communauté d'agglomération en Communauté urbaine. Que ne nous l'a-t-on pas dit ouvertement ? C'est du gâchis. D'autant plus inacceptable que la précipitation à signer avant le 31 décembre pour une grosse dotation n'avait plus de raison d'être depuis l'amendement réduisant d'un tiers la somme accordée par habitant.
« Il suffisait, pour le même résultat financier, d'attendre le 1er janvier. Les chiffres des nouveaux recensements auraient été pris en compte et on n'aurait plus eu besoin de nous. »
Amère, Monique Giraud Lazzari s'interroge : aurait-elle dû suivre ceux de son conseil municipal qui prônaient des méthodes plus radicales ?
A-t-elle bien fait de se compliquer la tâche en refusant de voter le mandat de gestion ?
Peut-elle accorder un crédit aux engagements pris de faire évoluer la loi pour permettre la sortie aujourd'hui impossible du périmètre d'une communauté urbaine ?
Pour autant si la justice administrative ne lui donne pas raison, Monique Giraud Lazzari ne pratiquera pas la politique de la chaise vide.
« Au contraire. On nous a gardés contre notre volonté. Nous valions de l'or. La Communauté urbaine devra nous considérer comme prioritaires dans les aides qu'elle apportera aux communes. Faire ce que la Canca n'a jamais fait. »
Gerard Porcheron et Jean-Pierre Bellomia
Bellomia Jean-pierre
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